Vous vous pointez chez un(e) pote.

« Hey mister cocktail, t’as pas moyen de nous arranger un truc là ? » Kevin, 22 ans, 22h un samedi, déjà à 22gr/L.

Si vous vous définissez comme amateur de cocktails et que vos potes le savent, cette phrase vous avez surement dû l’entendre…

Pour les besoins de l’article, vous êtes quasiment le dernier à arriver en soirée, vous avez raison, faut se faire désirer. Vous serez également le premier à partir puisque le proverbe dit « les meilleurs partent les premiers »

22h, un petit groupe de potes lourds a commencé à s’imbiber à la kro’ depuis environ 17h (-c’est l’apéroooooo wouaaiissss !!!), d’un coup d’œil non affûté, ils parviennent à vous reconnaître…

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7 erreurs à ne pas commettre quand on veut préparer un cocktail

Bien préparer un cocktail est un parcours semé d’embûches, et l’on a vite fait de commettre un faux pas. Certains sont pardonnables, surtout si vous êtes débutants, et que vous recevez quelques amis eux aussi néophytes en matière de cocktails : ils ne vous en voudront certainement pas d’avoir préparé votre Manhattan au bourbon et pas au rye whiskey, trahissant ainsi la recette originale de ce cocktail.

En revanche d’autres erreurs pourront vous laisser un très mauvais souvenir des mélanges alcoolisés, et vous éloignez à tout jamais des cocktails. Heureusement CocktailMolotov vous dresse la liste de ces bévues qui peuvent vous faire perdre quelques amis.

1. Utiliser la glace qui moisit dans votre congélateur depuis quelques mois

Vous avez déjà fait fondre des glaçons qui étaient restés coincés entre un sachet de brocolis et quelques steaks surgelés ? Si non, tentez l’expérience. Honnêtement vous oseriez boire cette eau ? Je ne crois pas, alors pourquoi la mettre dans votre cocktail ? De manière générale, pour faire un bon cocktail, il faut de la bonne glace, et en quantité. Une barquette de glaçons = un cocktail pour faire simple. Vous voulez faire plus que trois cocktails à vos amis ? Commandez de la glace ou achetez des sachets de glaçons, elle n’aura pas un goût de soupe Royco et fondra moins vite que vos petits glaçons.

2. Acheter ses alcools sur l’étagère la plus basse au supermarché

Oui vous savez, celle où on trouve la vodka Vomitoff et le gin Hangover’s, celle où l’alcool coûte moins de 10 € le litre (dont 9,50 € de taxes), ne faites pas l’innocent, vous voyez très bien de quelle étagère je parle. En plus de vous éviter un mal de dos, vous vous éviterez aussi une belle gueule de bois. D’ailleurs voici ce que pense Bear Grylls de votre vodka :

3. Avoir la flemme de presser un citron, et se dire que le Pulco fera bien l’affaire

Norman le dit mieux que moi. Vous avez tout faux. Petit comparatif des ingrédients :

Jus de citron : 100% jus de citron. C’était rapide hein ?

Pulco : eau – jus à base de concentré: citron 35,5% et orange 4,5% (équivalents à 40% de jus reconstitués) – pulpe de citron 5% – acidifiant: acide citrique – extrait naturel de citron. C’est autre chose …

4. Taper le nom de votre cocktail dans Google et prendre le premier résultat qui vient

Vous avez 99.9% de chances de tomber sur 1001cocktails. Un site qu’on ne vous recommande pas. D’ailleurs il y a sur le côté, une liste de site qu’on recommande . Vous voyez 1001cocktails ? Non. Il y a une raison à ça.
Exemple d’une recette qui fait partie des recettes populaires sur 1001 :

Orgasme

  • 1 cl de get 27
  • 2 cl de tequila
  • 2 cl de Baileys

Sordide ! Le vrai problème avec ce site, c’est que si les recettes classiques sont à peu près correctes, elles sont noyées au milieu de 2 000 recettes imbuvables. Et encore, avec Google, vous pouvez tomber sur encore bien pire, genre les cocktails de Franfran :

5. Choisir ses ingrédients selon leur couleur

Flash info édition spéciale : le curaçao n’est pas naturellement bleu. Il est bleu parce qu’on lui a ajouté du bleu de méthylène. C’est chimique comme nom, vous trouvez pas ? Si on me payait pour en boire, je crois que je dirais non. C’est tout à fait comestible, il n’y a pas de soucis de ce côté-là, mais quand même, ça coupe un peu l’appétit. Et pourtant, chaque jour des gens achètent des cocktails au curaçao bleu, juste parce que « c’est bleu, c’est trop cool ». Le curaçao bleu n’est pas mauvais en soi, mais vous pouvez tout à fait utiliser du curaçao normal. Et surtout vous ne devriez pas choisir un ingrédient pour sa couleur. Vos papilles se foutent de la couleur de ce que vous buvez. C’est donc valable pour d’autres ingrédients : pas la peine d’ajouter de la grenadine, parce que ça va faire tout rouge rose top choupinou pouet pouet !

Il faut quand même noter qu’il y a un truc rigolo avec le curaçao bleu : si vous en abusez, vous risquez fort de pisser bleu.

6. Penser qu’une brochette de tagada va bien avec un Dry Martini

Une petite règle qui devrait vous aider quand vous voulez garnir un cocktail : pensez « Est-ce que j’oserais servir ça à James Bond ? » (ou à Churchill, ou Hemingway etc.) Quand je dis « ça », je parle de « ça » :

A votre avis il en fait quoi James Bond de votre brochette de Tagada ? Nous sommes très polis sur ce blog, donc nous ne répondrons pas à cette question, mais je pense que chez vous, vous avez une petite idée. Le même raisonnement s’applique pour les schtroumpfs ou les nounours Haribo. Ou des têtes de dauphin mort en banane (encore une dédicace à Franfran) :

7. Penser qu’on peut innover et prendre des libertés avec les recettes

Quand vous aurez bu 100, 1000, 5000 cocktails, vous pourrez remplacer un ingrédient par un autre, innover, prendre des initiatives. Bref vous aurez le droit de vous prendre pour :

Mais en attendant, vous êtes toujours :

Dry Martini Cocktail (vidéo)

Le Dry Martini, le roi des cocktails, popularisé par James Bond qui le préfère « au shaker, pas à la cuillère ». Il paraît qu’il en existe autant de recettes que de barmen. C’est probablement un descendant du Martinez, par son nom, mais aussi par sa recette. Un Martinez se prépare aussi avec du gin, mais avec un vermouth doux (et un peu de marasquin). Et à l’inverse du Martini, il y a plus de vermouth que de gin ! Juan Pablo remonte aux origines du cocktail pour vous livrer une recette qui a plus de 100 ans.
Bonne dégustation !

Le ratio idéal Gin/Vermouth pour le Dry Martini

Bien qu’il soit vrai que la recette ait évolué dans le temps, avec la disponibilité du vermouth sec ou non, guerres, prohibitions… On s’accorde sur le fait que le ratio généralement proposé pour le Dry Martini est d’environ 3,5 de gin pour 1 de vermouth sec. Entre 3 et 4 pour 1, de toute façon ce sont vos papilles qui comptent, goûtez et ajustez. Aujourd’hui on vous propose pour l’expérience d’aller jusqu’à 6 pour 1. On en a même vu qui rincent juste les glaçons au vermouth. Churchill se contenter de boire en regardant la bouteille, ou en direction de la France.

À l’inverse, deviennent de plus en plus populaires les reverse martini qui inversent le ratio de gin et de vermouth.

De même sur le gin, et bien que ce point de vue, lors du comparatif de gins pour Martini, n’engage que son auteur, on vous recommande un london dry premium de type Martin Miller.

Au shaker ou à la cuillère ?

Tout le monde connaît cette fameuse phrase du plus célèbre agent secret du monde, j’ai nommé James Bond. S’il est une référence en terme de style, peut-on lui faire confiance pour les cocktails ? Dans un premier temps, je serais tenté de dire non, mais dans un deuxième temps on peut se dire que oui.

En effet, le Dry Martini ne contient pas de jus de fruit, d’oeuf ou de crème. Tous ses ingrédients sont clairs. Pour ce type de cocktail, il est donc recommandé de préparer à la cuillère. Le résultat final est bien plus joli, puisqu’on ne fait pas entrer de bulles d’air dans le cocktail.

Mais James Bond demande une petite variante de Martini : le Vodka Martini. Or la vodka demande d’être beaucoup plus froide que le gin pour être buvable ;-). Il vaut mieux préparer au shaker dans ce cas. D’ailleurs le ratio de vermouth est encore plus faible dans un Vodka Martini, c’est presque un simple shot de vodka refroidi.

Dry Martini

Par , le

Un cocktail Dry Martini avec ses ingrédients : gin, vermouth sec et orange bitters

Temps de préparation : 3 minutes

Ingredients

  • 6 cl de gin
  • 1 cl de dry vermouth
  • 3 dashes d’orange bitters

Instructions

Refroidir le verre à Martini avec des glaçons. Assembler tous les ingrédients dans un verre à mélange. Mélanger à la cuillère pendant 30 secondes. Retirer la glace du verre, servir dans le verre à Martini. Garnir d’un zeste de citron.

Pour préparer ce cocktail il vous faudra nos essentiels du matériel cocktail.

Le choix de CocktailMolotov

Gin

Pour le gin, nos préférés pour un Dry Martini dont le Martin Miller ou le Sipsmith. Mais tant que c’est un London Dry, sentez-vous libre d’expérimenter. Pour un plus petit budget, un Beefeater fera l’affaire.

Vermouth

La référence reste le l’Original Dry de Noilly-Prat. Vous pouvez aussi utiliser le Dry de Dolin, même si historiquement les vermouth de Chambéry étaient doux, ils font un très bon sec (et inversement, Noilly-Prat fait du doux).

Parfois plus facile à trouver que ces deux-là, il y a l’Extra Dry de Martini (la marque, pas le cocktail). Attention ne prenez pas du Bianco, il est trop sucré !

Bitter

La recette originale demande du Bitter orange. Il y a celui d’Angostura, mais celui qu’on préfère chez CocktailMolotov, c’est le Reagan’s. Cependant ils sont introuvables à part dans les boutiques spécialisées ou sur Internet. Sachez que la police du Dry Martini ne viendra pas vous mettre une amende si vous le préparer avec un bitter aromatique, style Angostura classique. C’est tout à fait accepté !