Une journée au Whisky Live

Ce lundi 10 septembre, c’était le Whisky Live. Après le weekend réservé au grand public, place aux professionnels, aux VIP et à la presse. CocktailMolotov était bien entendu de la partie. Retour sur une journée au rythme effréné.

12h45, Rue Mouffetard

Je retrouve Juan Pablo chez lui (non les groupies, pas la peine d’insister je ne vous donnerai pas l’adresse exacte !). Devant l’ampleur de la tâche qui nous attend, il nous parait essentiel de déjeuner convenablement. Un peu de Mexican Food de chez Boca Mexa pour le corps fera l’affaire : burrito et quesadillas, on était prêt pour le titre au Caesar Palace. Pour le cœur, une Michelada, mélange de bière mexicaine, de citron vert et d’épices. L’assemblage est étonnant, très « umami », le cinquième goût (avec le sucré, le salé, l’acide et l’amer), plus proche d’une soupe froide que d’un cocktail.  Doucement quand même avec la Salsa Verde, on va avoir besoin de nos papilles ! Nous sommes prêts pour affronter le Whisky Live.

Maxime boit une Michelada

Salud !

13h27, Maison de la Mutualité

Au fur et à mesure que l’on s’approche de l’endroit, Juan Pablo perd son accent chilien et commence à me parler comme un Ecossais : nous sommes dans la bonne direction. Quelques heures plus tard, Andy Murray s’imposera à l’US Open … il y a des fois où toutes les planètes sont alignées. On se retrouve à l’entrée pour récupérer nos précieux sésames, un plan des lieux et la liste des exposants. En tant que blog cocktail, c’est plutôt l’espace « Spiritueux » qui nous intéresse que l’espace « Whisky ». On ne mixe pas encore du 25 ans d’âge chez CocktailMolotov …

On récupère les passes

Press in da place

14h02, rencontre mystique avec Stan Vadrna au stand Nikka

The Force is strong with this one. On ne parle pas de midichloriens ici, mais de l’esprit du Aloha. Stan Vadrna aka le barman le plus zen du monde prépare des cocktails au stand Nikka. Pas étonnant que la marque japonaise ait choisi un représentant dont la devise est « ichigo, ichie », reprise du maitre Sen no Rikyū, expert de la cérémonie du thé. En japonais, cela veut dire « une fois, une occasion ». Stan pense qu’un barman n’a qu’une seule chance de plaire à un client, c’est pourquoi il faut trouver du premier coup le cocktail qu’il lui faut. On retrouve cet esprit très japonais dans le manga Bartender. Bref, c’est notre première rencontre avec Stan, c’est donc « notre chance ».

Juan Pablo et Maxime posent avec Stan Vadrna

Le fameux « shaka » qui donne carrément un style « Aloha » à notre photo

Et bien on n’a pas été déçu ! Avant même d’avoir pu lui parler, Stan nous avait préparé deux Swizzles (petite variante sur son Masataka Swizzle : Whisky Nikka, citron vert, sucre, amaretto et Angostura). Le cocktail est très bon, mais là n’est pas vraiment la question. L’esprit d’Aloha, qui représente le concept d’hospitalité dans la culture hawaïenne consiste aussi pour le barman a être l’hôte parfait, c’est à dire qu’il ne sera pas jugé uniquement sur ses qualités techniques. Et Mr Vadrna représente bien ses idées : toujours le mot pour rire et extrêmement serviable, il s’est prêté avec plaisir au jeu de la photo … Voilà ce qui permet de différencier le barman de cette machine :

http://www.youtube.com/watch?v=Wjt-Tvgubfk&feature=player_embedded

Certains garçons de café parisiens pourraient en prendre de la graine.

L'esprit du Aloha descend sur Maxime

A ce moment, je pouvais sentir l’esprit Aloha parcourir tout mon corps

14h36, Retour aux racines pour Juan Pablo

Sur le stand du Pisco Waqar, Juan Pablo retrouve un de ses compatriotes. L’occasion pour nous de découvrir ce pisco dont on avait entendu déjà tant de bien. Même Juan Pablo (qui préfère pourtant largement les piscos péruviens ahahah) a du reconnaître que cette eau-de-vie était d’une grande qualité. On se fait souvent piéger par ces produits « blancs » qui sont forts en arômes. Si l’astuce du Banks 5 nous a été dévoilée – ils le font vieillir puis le filtrent pour obtenir un rhum blanc – rien de tout ça pour le Pisco Waqar. On est pourtant sur un spiritueux avec de puissants arômes, assez sucré avec une pointe d’épices comme le poivre ou la cannelle. Vraiment une belle découverte, nous avons hâte de l’essayer au Paris Boogie Speakeasy.

Juan Pablo et le représentant de Pisco Waqar

Deux Chiliens se cachent dans cette photo, saurez-vous les retrouver ?

15h10, Invasion des hipsters

Charly Oogy Wawa

Comme j’avais oublié mon fusil à hipster, celui-ci est reparti sain et sauf

Il s’agit bien sûr de Charly « Oogy Wawa », de la boutique éponyme qui vend du matériel de bar près d’Alésia.

15h33, Passage au Speakeasy

Très bonne initiative que ce speakeasy. Trop bonne même, puisque malgré le talent de quelques-uns des plus grands barmen de France, il fallait un peu jouer des coudes pour atteindre le comptoir. La demande était assez forte, signe je pense que la vague cocktail commence à prendre dans un pays qui aime consommer les spiritueux haut de gamme secs. Je suis parti sur un cocktail aromatique à base de bourbon Blanton’s, préparé par Amanda Boucher de la Candelaria, le Last Waltz. Un peu trop sec pour  le boire à 15h, je l’imagine plus à l’heure de l’apéritif. Juan Pablo avait envie de fraicheur, il a pris un Tiki or not Tiki.

15h51, Bourbon Blanton’s le retour

Verticale au stand Blanton’s. Comme sur beaucoup d’autres stands aujourd’hui, l’anglais est de rigueur. Heureusement pour vous, vous êtes sur le plus bilingue des blogs ! On y apprend que ce bourbon est le plus ancien whiskey américain premium, le premier a avoir été produit en single barrel. Nous avons eu la chance de tester quatre produits de la marque. Le responsable nous tient un discours un peu surprenant : « How should you drink Blanton’s ? How do you like it ? If you like it with coke, then it’s the best way for you to drink it ! « . On n’ira pas jusque là, mais dans un Old Fashioned premium, pourquoi pas ? Le « Straight from the barrel » nous a le plus impressionné : il titre un peu plus de 68 % d’alcool. Mais le caractère des arômes nous fait vite oublier le feu de l’eau de vie : vanille, caramel et miel sont au rendez-vous. A réserver aux consommateurs avertis.

16h47, au Whisky Live, on boit du whisky non ?

Le Whisky Live, c’est une seule fois par an à Paris, alors c’est l’occasion ou jamais de boire un bon Single Malt. Petit détour par le stand Highland Park où l’on retrouve Etienne Descoings pour une verticale de la marque : 12, 15, 18 et 25 ans d’âge.  Nous ne sommes que des hommes, et malheureusement le corps humain a ses limites. Quand vous avez enchaîné autant de dégustations en une journée, vos papilles commencent à saturer. Mon ondorat étant un peu plus fin que mon sens du goût, j’ai plus profité du nez que de la bouche des whiskies. Je dois dire que j’ai été plus impressionné par le 18, assez floral et un peu fumé à la fois. On n’est clairement pas sur des produits de mixologie, mais on sait aussi apprécier un bon single malt des Highlands chez CocktailMolotov !

17h30, le Whisky Live c’est fini

On a aussi vu plein d’autres choses comme ce rhum d’Okinawa, de l’umeshu, une liqueur de prunes japonaises ou les produits de la gamme Merlet, mais en une journée, notre temps était limité ! Voilà, les stands commencent à fermer, tout le monde remballe. Les plus grands fans de Sotch, Bourbon et autres Whisky japonais ont la larme à l’œil. A l’année prochaine ! (ou alors trouvez une séance de rattrapage sur le site du whiskylive)

5 Comments

    • CocktailMolotov 13/09/2012 Reply
  1. La gouine 13/09/2012 Reply
    • CocktailMolotov 13/09/2012 Reply
  2. Bocamexa 09/10/2012 Reply

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