Les Cocktails de la Prohibition : le Sidecar

On continue la série des cocktails de la Prohibition lancée hier avec le Last Word. Aujourd’hui, un cocktail inventé en Europe « grâce » à la Prohibition : le Sidecar.

En effet, pour cause de chômage technique – plus une goutte d’alcool à mixer – nombres de barmen migrent vers l’Europe pour continuer à exercer leur art. Ainsi le Sidecar nait dans les années 20, à Londres ou à Paris. Les sources divergents, mais par pur chauvinisme, et parce qu’on aime bien David Embury sur ce blog, on situera l’origine du cocktail à Paris. Ce qui est certain en revanche, c’est son influence américaine, puisqu’il est devenu très populaire au Harry’s Bar, repère parisien des Américains dans les années post-Première Guerre Mondiale (et il l’est encore un peu aujourd’hui).

Le Sidecar

  • 6 cl de Cognac
  • 3 cl de Cointreau
  • 1,5 cl de jus de citron jaune

Comme toujours pour les classiques, les ratios évoluent d’une recette à l’autre, du 1:1:1 de l’école française au 2:1:1 de l’école anglaise. Notre version est un peu plus sèche, mais je trouve les autres trop acides.

Sidecar1

C’est aussi l’occasion de revoir une de nos premières vidéos. Je dis d’ailleurs une assez grosse bêtise, puisque dans les années 20, le centre de la nuit parisienne est plutôt à Montparnasse qu’à Saint-Germain. Mais après deux ou trois Sidecars vous me pardonnerez bien !

http://www.youtube.com/watch?v=ua4ImKCX7vY

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