Le monde (autour) du whisky

Le whisky fait vivre des centaines de milliers voire des millions de personnes à travers le globe, il ne se passe pas une année sans qu’un magazine s’accapare du sujet et annonce son renouveau, renouveau de quoi d’ailleurs ? Le whisky est bien souvent emblématique d’une certaine virilité (ce que je désapprouve), cliché éprouvé pourtant…

Tenons-nous en aux single malts pour cet article, celui que personne ne boit (2% à 5% des ventes totales de whisky) mais dont on parle tout le temps. A ce propos, allez faire un tour sur Slate pour lire les articles de Christine Lambert, 1 par semaine, le jeudi, ça ne va pas vous tuer…

Le single malt, un problème de riches ?

Alors que les prix des single malts, produit qui ne représente qu’un très faible pourcentage -certes en croissance- par rapport aux autres catégories de whisky, s’envolent, les ventes ne s’arrêtent pas d’augmenter d’année en année.

Cela fait un long moment qu’on l’entend dans les cercles d’amateurs de whisky. Véritable opportunité pour certains, dram(e) -Oh Oh Oh [WhiskyGeek] – pour d’autres, le whisky ne cesse de faire parler le peuple ou plutôt ceux qui ont eu la chance (malchance ?) de croiser sa route à un moment dans leur vie.

Quoi de mieux que de discuter de ça après avoir publié un article sur l’excellent Iconic Whisky, le guide à posséder … Non je ne touche pas d’argent pour en parler, les auteurs en touchent déjà assez peu pour l’avoir écrit !

Les catégories de buveurs

Que les choses soient claires, je ne dealerai pas avec ceux qui boivent pour s’enivrer et finir en B-O (langage d’école de Co). Pas que le sujet ne m’intéresse pas, mais il est juste trop long à tacler et hors sujet !

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Jean-kevin le hipster devrait rester à l’eau du robinet

 

Bref,

Tu vois Tuco

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Dégage Clint, t’es hors sujet avec ton bourbon !

 

On attaque avec les « non-buveurs« , à ceux là je leur dis : Fuyez pauvres fous ! Placez tout dans le granite breton !

Les vrais amateurs

Dédicace à mon pote Victor ! « En sortant de la boutique, je n’attends pas d’arriver chez moi, j’ouvre la bouteille dans la rue, juste pour sentir le malt ». #MainQuiTremble #DrugAddict. Ceux là sont foutus, peu importe leur salaire, il leur restera très peu à partir du 5 du mois pour se nourrir jusqu’au prochain salaire !

Pas grand chose à dire si ce n’est « Continuez les gars, achetez les bouteilles avant ceux qui les revendent sur ebay ! ». En plus de cela vous ferez plaisir aux fonds de pension canadiens des retraites, aux p’tits vieux qui n’ont rien d’autre à br*nler que de placer leur fric en actions plutôt que de faire vivre des petits producteurs de whisky français… GRRRR§§§§

Les « c’était mieux avant »

Cet article leur mettra un vrai coup de poignard au cœur, eux qui avaient essayé d’oublier qu’en effet, c’était mieux avant !

Définissons/ez tout de même le « Avant »; L’âge d’Or du single malt est situé entre 2000 et 2010 (pour étendre la période), à cette époque là, des trucs d’exception qui valent maintenant entre 2000 et 5000€ la bouteille, on en buvait à la choppe de bière ! J’exagère mais tablez sur un x2 à x100 (Karuizawa 😉 ) en l’espace de 10 ans.

Bon, quand j’ai attaqué le whisky, en 2006, encore étudiant, j’étais sans le sou… Bon aujourd’hui c’est toujours le cas, mais pour d’autres raisons !

D’ailleurs je retournerais bien dans le passé prévenir mon moi de 2006…

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T’aimes le whisky ? ACHETE TOUT §§§§§§§

 

Les collectionneurs qui boivent

Ceux qui ont déjà contacté leur chirurgien pour une greffe de foie en 2025. La plupart des bouteilles de leur collection sont ouvertes, donc inrevendables (si ce n’est en échantillons), pas d’argent pour payer le chirurgien… Tout comme ceux de la catégorie d’après, leur motto  est « Après celle-ci j’arrête ».

Les collectionneurs qui ne boivent pas (et qui ont en stock de quoi faire exploser tout un quartier de Paris)

Considérant chaque goutte comme l’urine (?) du Christ -désolé, le sang c’est déjà pris les gars-, ceux-ci savourent leur « dram » hebdomadaire. Amateurs éclairés sur ce qui est bon et qui ne l’est pas -ce qui reste subjectif-, sur ce qui a un bon rapport Q/P. Ils voient leur stock comme des assets -PhD de finance les gars- et se disent qu’ils légueront ça à leur bambins, le revendront en cas de coup dur ou vivront assez pour tout boire (environ 250 ans en buvant une bouteille par jour…).

Les traders ou assimilés

Qui n’y connaissent rien, comme ceux qui s’achètent une rolex parce que c’est cher. Ceux-là se servent de leur argent pour frimer auprès de leur entourage. Acheter un gros Macallan à 800€ parce que c’est ce que boit James Bond dans Skyfall par exemple (bon celui du film est plus proche des 80000€). Après tout, il faut bien trouver un moyen de dépenser l’argent qu’on gagne !

Les jeunes br*nleurs

Ceux pour qui la mention d’age sur un whisky est quelque chose qu’ils n’ont jamais connu. Ces jeunes br*nleurs insouciants ont la chance de ne pas avoir connu le « c’était mieux avant », ils se délectent sur un Hibiki Japanese Harmony ou sur un Laphroaig Select, grand bien leur fasse. Le mieux que je puisse leur conseiller, avant d’acheter des 12 ans japonais à 120€, c’est d’aller voir à quoi ils ont accès dans d’autres catégories de spiritueux pour la même somme…

Ceux qu’en parlent le plus mais qu’en boivent le moins

Sur les forums dédiés, à débattre du meilleur Bunnahabhain  (à prononcer bouna-ahveine pour ne pas risquer la potence, un samedi en public à la boutique d’Anjou, comprendra qui pourra) vieilli en fut de Jerez qu’ils ont bu. Cela donne du « J’avais gouté en 2012, un Ardbeg Sherry de 1976, cask 83, un dark sherry de folie, un rancio très fin, bien plus que Glendronach qui pourtant se défend bien sur la couleur. Ajout de caramel ? ». Un coup à vous filer une migraine en moins de 20 minutes.

Les Allemands

Désolé à nos amis teutons, si vous utilisez google trad, je ne m’adresse qu’aux fils de lâches qui achètent pour revendre sur eBay -avec un bon x3 à x20- avant même d’avoir reçu la marchandise… Il se trouve que c’est une majorité d’allemands qui font ça… Probablement parce que le marché est plus important qu’en France ?

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Dans quelle catégorie te situes-tu gringo ? Crédits Serge V.

 

Les climato-sceptiques: Lorsqu’on leur annonce que les prix augmentent parce que le vieux whisky se raréfie. C’est un sujet trop compliqué pour être abordé dans cet article. C’est vrai quand on y pense, l’intéret pour le single malt explose, les grands groupes, qui détiennent la plupart des distilleries y voient une occasion en or d’augmenter les prix en prétextant la raréfaction du vieux malt. A nouveau, certains réussiront à en profiter, d’autres se tourneront vers des bouteilles/spiritueux plus accessibles.

 

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On aimerait qu’il ait tort…
Crédits S. Valentin

 

Mic out.

 

CocktailMolotov

 

4 thoughts on “Le monde (autour) du whisky

  1. sûrement un lecteur qui s’est reconnu dans une des catégories les moins flatteuses mentionnées ici
    l’article est à prendre à la rigolade mais c’est au final tellement vrai que ça donne envie de pleurer haha

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