Guest List : visite au Miss Ko

On m’a invité au Miss Ko déguster leur nouvelle création, le Mojito Thaï. Le Miss Ko, c’est cette « cantine » moitié japonisante moitié futur déglingué à la Star Wars designée par Philippe Starck (si vous voulez de belles photos, c’est par ici, ce jeune homme était bien mieux équipé que moi – niveau appareil photo bien sûr). J’en avais entendu parler, mais je n’étais pas forcément motivé pour m’y rendre, parce qu’elle est proche des Champs-Elysées, et c’est pas franchement un coin où je traîne mes guêtres (je ne sais pas pourquoi j’ai utilisé cette expression, c’est sorti tout seul, désolé !) Mais bon j’étais invité, alors j’ai décidé de me bouger le c**.

 

Mojito Thai au Miss Ko

 

Avant de partir, je me dis qu’on ne me fait pas remonter les Champs-Elysées pour un banal Mojito, alors je réfléchis un peu à ce qui m’attend : Mojito Thaï … Qu’est ce qu’on peut mettre de Thaï dans un Mojito ? Du poulet à la citronnelle ? De la citronnelle tout court, c’est déjà plus crédible, mais je ne le sens pas. Ah ! Du basilic thaï, je suis sûr que je tiens le bon bout. Et effectivement, le barman commence à compter des feuilles de basilic thaï puis à les mettre dans un verre. A la différence du basilic classique (le vrai, celui qu’on met dans le pesto), le thaï a un côté anisé. Il est très utilisé dans la cuisine de l’Asie du Sud-Est. Mais ça n’est que la première différence avec un Mojito. Parce qu’une fois ajouté le citron vert – seulement le jus, et pour ça je félicite le barman, c’est la meilleure (seule ?) façon d’être sûr de la quantité de jus que l’on a mis dans le verre, et certainement pas en écrasant au petit bonheur la chance des quartiers de citron vert dans le verre – le barman se dirige vers cette étrange machine :

 

 

Elle sert à broyer la canne à sucre. Au-delà du petit gimmick qui correspond bien à ce genre de bar, ajouter de la canne broyée est différent de mettre du sirop de sucre : le jus de canne est moins sucré, et surtout, il a une odeur et un goût proche de celui de la pomme de terre. Une dose de Havana Club (qu’on aurait aimé un poil plus conséquente), et c’est le moment de passer à la dégustation.

Pas de tromperie sur la marchandise : on est bien en train de boire un Mojito. Le basilic thaï est plus foral que la menthe, mais sans modifier outre mesure le goût du cocktail. Finalement, c’est plus l’apport terrien, agricole, de la canne à sucre qui influe le plus sur le goût du cocktail : l’impression de fraîcheur est un poil moins forte, et ça râpe un peu la langue (mais d’une manière assez agréable).

En conclusion, je ne vais pas juger le niveau global du bar d’après un seul cocktail, mais il était correctement exécuté, les produits frais et de bonne qualité et le barman les connaissait bien. Et puis on n’est pas non plus obligé de toujours chercher la perle rare, rien qu’avec l’ambiance et le décor, on a l’assurance de passer un moment agréable.

2 Comments

  1. speedeo 21/09/2013 Reply
  2. Business Shark 21/09/2013 Reply

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