Événement Suntory, sortie de deux petits nouveaux: Yamazaki & Hakushu Distiller’s Reserve

L’équipe de CocktailMolotov a eu l’honneur d’être invité par le groupe Suntory à un événement de présentation de deux nouveaux produits Single Malt. J’ai donc eu le plaisir d’être accueilli en plein Paris par Yuko Nonaka, qui est l’ambassadrice France du groupe, pour une belle dégustation au programme.

 

Les stars en arrière-plan

 

Le loft loué pour l’occasion est sobrement décoré, les verres de dégustation remplis du fameux breuvage sont présents sur les tables et des serveurs passent avec des Highballs, rafraîchissants en ce mois de Mars ensoleillé, qui je vous le rappelle sont composés de  whisky japonais et d’eau gazeuse.

 

On nous fait signe de prendre place.   Après un court discours du responsable France Suntory, la parole est laissée au chief blender Shinji Fukuyo, qui, tel un guide touristique, souhaite nous faire voyager et baliser le sentier de la dégustation. Les deux distilleries sont présentées avec leurs dates d’ouverture, leur localisation et leurs spécificités. Je vous invite à vous balader sur le site de Suntory.

 

Fukuyo-san

 

C’est parti pour huit verres ! Chez CocktailMolotov on est sérieux, on ne finit pas les verres -même si c’est pas l’envie qui manque- et on prend des notes de dégustation !

 

Les huit verres

 

Yamazaki Wine cask

 

Vieilli en fut de vin de bordeaux.

 

Nez: Fruits des bois, très frais au nez.

 

Bouche:  Extrêmement crémeuse, très surprenante, cela me rappelle un Palo Cortado ou un Amontillado qui sont des vins de Xérès.

 

Finale : Assez douce, tout en longueur, enveloppante.

 

Pour l’anecdote le chief blender nous a dit qu’à cause de la grande fragilité des futs de vin, ils étaient contrôles un par un avant utilisation.

 

Yamazaki Sherry Cask

 

Il s’agit d’un whisky qui fonctionne bien comme composant d’assemblage. Il titre 60°.

 

Au nez: Des notes poussées de torréfaction, cacao. Ainsi que des fruits secs.

 

En bouche: Boisé, vineux, épicé, notes de pruneaux.

 

Yamazaki Mizunara Cask

 

Titre entre 55° et 56°   Fut de chêne japonais, 12 ans.

 

Je l’ai trouvé légèrement fumé, sur les épices mais pourtant suave.

 

Ces trois whiskies ont servi à l’élaboration du suivant.

 

 

La réserve !

 

Yamazaki Distiller’s Reserve

 

No age statement.   Fukuyo-San nous demande de goûter de nouveau le 1er (Wine cask) et ensuite de goûter celui-ci.

 

On constate que le Distiller’s Reserve est plus sec, plus droit et épicé que le premier, on perd un peu le coté crémeux mais il gagne en complexité. Il conserve également le coté fruits rouges observé précédemment.

 

Attablés comme au self !

 

Passons à Hakushu, après un court historique sur la distillerie située au cœur des montagnes, avec une blague du master blender à la manière de « Où est Charlie ? » On en vient au premier whisky.

 

Hakushu Lightly Peated

 

On doit s’attendre à un whisky très légèrement tourbé et c’est le cas ! Ce whisky bénéficie d’une orge maltée tourbée à différents degrés de tourbe.

 

Au nez: Pomme verte, agrumes type pamplemousse.

 

En bouche: Toujours très verte, avec des arômes d’herbe coupée.

 

Finale: Légèrement tourbée, douce, fine.

 

Hakushu Heavily Peated

 

Fortement tourbé comme son nom l’indique.

 

Au nez : De la truite fumée.

 

En bouche: Une tourbe médicinale, intense mais complexe. Grasse mais sèche. A mon sens, à mi chemin entre un Laphroaig Quarter Cask et un Ardbeg Corryvreckan.

 

Finale: Longue, sur les fruits, j’ai du mal à mettre de coté la tourbe pour me concentrer sur les autres arômes.

 

A la fin de la dégustation de celui ci, M. Fukuyo prend la parole et demande quels invités ont aimé celui ci… Peu de mains se lèvent, peut-être 4 sur 80 personnes, dont la mienne !

 

Hakushu Aged American Oak Cask

 

Agé de 18ans.

 

Nez: Vanille, typique du chêne américain.

 

Bouche: Intense, toujours de la vanille, mais également des notes de bois et d’agrumes.

 

Finale: Vineuse, sur les pruneaux.

 

Et pour finir:

 

La réserve ! (bis)

 

Hakushu Distiller’s Edition

 

Composé des 3 précédents.

 

Nez: Acidulé, sur les agrumes, le concombre.

 

Bouche: Une bouche similaire au nez, avec la tourbe qui vient en renfort.

 

Finale: Légèrement fumée, fraiche, des notes herbacées.

 

Finalement, deux très beaux produits. Certes sans âge spécifié et c’est un critère sensible dans le monde du whisky: De plus en plus de distilleries embouteillent des versions NAS en les vendant à un tarif  égal ou supérieur aux anciennes ou actuelles versions 10/12ans. Le chief blender a insisté sur ce point en précisant que l’on pouvait obtenir un whisky mature en bouche sans qu’il le soit forcement en âge. Je pense pouvoir affirmer qu’avec les Yamazaki et Hakushu Distiller’s Edition il a doublement réussi son pari. A un tarif  conseillé de 56€, il saura séduire l’amateur avisé qui ne s’intéresse pas uniquement à l’âge du spiritueux pour sélectionner ses bouteilles.

 

S’en suit la possibilité de monter à l’étage pour grignoter un morceau. Pour vous faire saliver, il y avait ce soir là des sushis aux st-jacques, de l’omelette à l’anguille, du magret de canard fumé sur lit de nouilles udon froides mais également du beauf saignant à la crème de sésame et sauce soja, tout était exquis.

 

Histoire de vous faire saliver

 

Des drams de Yamazaki 12 ans, 18 ans et Distiller’s Reserve étaient servis à la demande. En partant, une hôtesse me tend un sac contenant une bouteille de chaque nouveau produit afin de compléter la dégustation chez soi.

Les Japonais savent décidément recevoir.

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