Science

Classification de whiskies single malt par spectroscopie Raman

Oh mon Dieu ! Mais que se cache-t-il derrière ce titre si compliqué ? Sont-ils devenus fous chez CocktailMolotov ? Non, tout simplement, on vous avait promis un peu de science sur ce blog, en voici. Rassurez-vous, je vais essayer de vulgariser au maximum. D’ailleurs moi-même, je ne comprends pas tout ce qui se passe au niveau physique ou chimique, en revanche je suis tout à fait qualifié pour vous expliquer les conclusions statistiques de cette étude. L’étude en question est intitulée “Near infrared spectroscopic analysis of single malt Sotch whisky on an optofluidic chip”, et on la doit à MM. Ashok, Praveen et Dholakia, du département de physique et d’astronomie à l’université de Saint-Andrews (Ecosse). Comme vous pouvez le voir, déjà au niveau du titre, j’ai fait un effort.

Résumons tout d’abord l’expérience qui a été mise en place par cette bande de joyeux drilles : ils ont utilisé un nouveau composant optofluidique qui permet de faire de la spectroscopie Raman sur différentes catégories de whiskies.  Ils ont ensuite regardé si ce que leur disait leur spectromètre était conforme à ce que les producteurs écrivent sur l’étiquette. C’est dans cette partie-là que mes connaissances sont le plus limitées, donc je vais y aller avec les mains pour expliquer l’expérience. Encore une fois, je vous rassure, je vais essayer d’expliquer simplement chacun des mots biscornus de l’article (optofluidique, spectromètre …).


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Ce Daiquiri est-il imbuvable ?

Récemment, CocktailMolotov s’est écharpé avec un utilisateur YouTube à propos de la recette du Daiquiri que nous avions présentée en vidéo. Son principal argument était que notre recette était beaucoup trop forte par rapport à la sienne, puisqu’elle contenait deux fois plus d’alcool. Citons même exactement (fautes incluses)  ses propos “ce cocktail est trop fort en alcool! inbuvable”.

 

YouTube Preview Image

 

Si cette recette était une version personnelle de CocktailMolotov, qui n’aurait été validée que par nous, l’incident n’aurait pas été si grave. Après tout, cela n’aurait été qu’une petite guerre de paroisses, entre les partisans du 4:2:1 et du 8:2:1. Chacun ses goûts. Malheureusement, le 8:2:1, que nous défendons, n’est pas “notre” équilibre, mais une recette proposé par David Embury, l’auteur d’un bouquin extraordinaire sur les cocktails : “The Fine Art of Mixing Drinks“. C’est la première grande réflexion sur les familles de cocktails. Bref, c’est du solide ! Cette recette a été adoptée par Jeffrey Morgenthaler, Robert Hess, Simon Difford, que des grands pontes !

 

Alors laissons de côté les débats enflammés et les émotions. Vous savez que chez CocktailMolotov nous sommes des geeks du cocktail, donc … place aux chiffres !

4 cl de rhum à 40°, 2 cl de citron vert et 1 cl de sirop simple (comme le propose notre challenger), cela nous fait un cocktail à 23°.

De l’autre côté du ring, le champion en titre, le poids lourd du cocktail, le 8:2:1 : 8 cl de rhum à 40°, 2 cl de citron vert et 1 cl de sirop simple, on atteint les 29°. Et oui deux fois plus d’alcool dans la recette ne veut pas dire un cocktail deux fois plus fort ! Seulement six petits degrés d’écart. Et encore, ce n’est pas fini. Car grâce à notre article sur le degré alcoolique des cocktails, vous savez désormais qu’il faut aussi prendre en compte la dilution. Avec une dilution de 30%, le 4:2:1 termine à 18° dans le verre, et le 8:2:1 à 22. La différence en terme de puissance alcoolique n’est pas si grande, en revanche la différence de goût est énorme. Testez vous-mêmes !


Comment calculer le degré alcoolique d’un cocktail ?

Suite à un petit thread sur Barnova, j’ai pu m’apercevoir que les cours de mathématiques remontaient à très longtemps pour certains, et qu’un petit rappel s’avérait nécessaire en matière de pourcentages et de moyennes. Je me suis dit que ça pouvait intéresser certainement nos lecteurs, en tout cas ceux pour qui mathématiques riment avec torture scolaire. Il n’y a pourtant rien de plus simple que de calculer le titre d’un cocktail. Il suffit de maitriser le concept de moyennes pondérées. Attention certains mélanges proposés ci-dessous ne servent qu’à titre d’exemple, et ne sont pas homologués par CocktailMolotov.

 

Premier exemple

 

Prenons un exemple assez simple : je verse 4 cl de whisky à 40° dans un verre, puis 4 cl de Coca (à 0°). La boisson résultante titrera de manière évidente à 20°, puisque j’ai autant de whisky que de Coca. En effet, seul le whisky apporte de l’alcool à mon mélange, la quantité d’alcool reste la même, alors que le volume double : le titre est divisé par deux.


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